Fabrice MERCIER

 

Fabrice MERCIER

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Portfolio : Fabrice MERCIER

Matériel: Nikon D300s
Objectifs : Tokina 11-16 f2.8, Sigma 17-50 f2.8, Nikkor 35 f1.8

J’ai découvert la photographie dans mon enfance, grâce à mon père. Je me souviens des soirées d’hiver à regarder des projections de diapositives qui jaunissaient au fil du temps. Puis, mes parents m’ont offert mon premier appareil photo vers l’âge de 10 ans. Je m’en souviens très bien, c’était un Kodak. Je l’ai utilisé une dizaine d’année jusqu’à l’achat d’un reflex, au cours d’un voyage. Je suis naturellement passé au numérique dans les années 2000. Comme tous, j’ai dû trier mes photos, les développer avec des logiciels, modifier des contrastes avec d’autre logiciels. Grâce au numérique, je ne me contentais plus de faire des photos.

Sur les conseils d’un grand ami, je me suis inscrit sur un forum. Cela m’a permis de découvrir différents styles de photographie et de rencontrer, au fil du temps, d’autres personnes passionnées qui n’étaient pas avares de conseils. Mon choix s’est très vite porté sur la photo de rue car celle-ci me semblait plus accessible que la photo animalière ou la macro. La proximité de Paris y était aussi pour quelque chose.

J’ai commencé à photographier avec un 70-300, c’était me semblait il, plus sécurisant car le sujet était loin. Trop loin ! Alors je suis passé au 18-55. Cet objectif s’est révélé beaucoup plus approprié et surtout m’a permis d’approcher les gens, de leur parler aussi, d’échanger avec eux. J’avais le sentiment de ne plus « voler » la photo mais de faire participer les gens. Enfin je suis passé à la focale fixe 35 mm, car l’objectif était plus petit et moins lourd.

Robert Doisneau disait que « La rue est un théâtre et les gens des comédiens ». Le plus difficile est, je crois, de trouver la bonne pièce. Pour trouver les bons décors, il faut marcher, user plusieurs paires de chaussures, jusqu’à se trouver aux bons endroits avec une bonne lumière. Puis les comédiens passent avec leurs cortèges d’accessoires et d’attitudes. C’est le moment de déclencher, car l’instant décisif, si cher à Henri Cartier Bresson, ne se représentera pas une deuxième fois.

C’est ce qui m’intéresse surtout dans la photo de rue, immortaliser les tranches de vies de chacun d’entre nous. Ces moments si particuliers qui font le charme d’une époque et que l’on regarde avec nostalgie quelques années après la prise.