Quand Paris prend son temps – par Laurent DUFOUR

En couleur ou en noir et blanc, en argentique comme en numérique, au gré des formats, de jour comme de nuit, Laurent Dufour nous offre non pas une vision de Paris mais une palette toute en nuances. Ce livre c’est une balade dans notre capitale telle qu’on pourrait la rêver. Il nous offre à la fois le soleil mais aussi parfois ce ciel plombé si quotidien. D’une page à l’autre, l’auteur nous permet de changer de saison, profitant un instant des chaudes couleurs de l’automne avant de passer à la rigueur de l’hiver. Lorsque l’éclairage urbain s’illumine, il nous rappelle que c’est la ville lumière que l’on parcourt.

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La Parisienne plus qu’une légende, un mythe – par Laurent DUFOUR

Laurent Dufour est né à Paris, il vit à Paris, il travaille à Paris : cette ville il l’a connaît et pourtant elle lui réserve toujours des scènes inédites, des mystères inconnus, des endroits insolites. Pas un jour, où il ne se promène sans son appareil photo, numérique ou argentique peu importe pour lui, l’important c’est l’instant présent.
Dans ce nouveau livre, Laurent va se focaliser essentiellement sur l’être humain. On sent dans son parcours une évolution de ses techniques photos, un apprentissage de plus en plus professionnel avec une culture se rapprochant des grands portraitistes des années 50-60, tel un Robert Doisneau avec ces portraits de rue, ou comme Willy Ronis avec ses reportages typiquement parisiens.

Un nouveau chapitre s’ouvre dans le parcours de Laurent avec son regard sur la femme du XXIème siècle, un focus sur la Parisienne précisément : comme souvent, la ville lumière sera son nouveau studio photo, mais sous un angle différent. Au fil des pages, on se rend compte de son envie de saisir l’émotionnel, de mettre en avant l’être humain et non plus la ville et son architecture.

Paris est son sujet prédilection : ville spectacle, ville culture, ville lumière, ville du soir comme du matin, ville multiculturelle…. la Parisienne est identique elle n’a pas une identité, mais des identités : icône de l’élégance et du savoir-vivre pour certaines, extravagance pour d’autres, robes longues ou jupes courtes, couleurs criardes ou camaïeux subtils, brushings ou cheveux libres… la Parisienne vit au rythme de la Capitale, où peut-être est-ce la Capitale qui vit au rythme de la Parisienne qui sais vraiment?…à vous de le découvrir à travers ce livre et ces portraits de femmes. Promenez-vous dans cet univers de la Parisienne.

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Moments Inopinés de la vie Parisienne – par Patrick PLAZZI

La photographie est mon métier. En fait je suis derrière les photographes. Je travaille les photos que font les autres. De l’agrandisseur il y a maintenant plus de trente ans, à photoshop que j’utilise aujourd’hui tous les jours, j’essaie de faire ressortir le meilleur des images que l’on me confie.

Ancien élève des Gobelins (l’école de l’image) j’ai suivi l’évolution de la photographie, je suis passé de l’argentique au numérique. Je continue de travailler pour de grands photographes, de grandes agences et de grandes marques. La vie a voulu que mes activités se soient dirigées ces dernières années vers la photo culinaire, mais j’ai avant cela touché à beaucoup de domaines tels que la mode ou la beauté. Travailler les images est ma grande passion.

Le numérique m’a permis de passer de l’autre côté du rideau, faire mes propres images. Le fait de faire parti du collectif « Regards Parisiens » et de partager ma passion n’a fait qu’amplifier les choses. Spécialisé dans le traitement de l’image, j’essaie de faire des photos qui me ressemblent. La photographie de rue ou photographie humaniste est devenue depuis quelque temps un espace de travail que j’apprécie énormément. Le fait de vivre et de travailler dans une ville comme Paris m’offre un terrain exceptionnel pour réaliser ce genre de photographies. Les grandes balades que j’effectue avec mes amis du collectif me permettent aujourd’hui de participer à des expositions et de réaliser des livres. C’est une grande chance et j’essaie d’en tirer le meilleur.

Pourquoi photographier la rue ? C’est une drôle d’idée. Une idée qui m’est venue grâce à une série de rencontres avec des hommes et des femmes passionnés qui m’ont fait découvrir la photo de rue. Bien sûr ce n’est pas une idée nouvelle. Si l’on regarde un peu en arrière on s’aperçoit que beaucoup de photographes l’on fait. Certains, comme Doisneau, avec beaucoup de talent. C’est en regardant ces images sorties d’un passé pas si lointains, que m’est venu l’envie de me frotter modestement à cette discipline.

J’ai été aidé en cela par les rencontres dont je parlais plus avant. Des rencontres qui se nomment Helder Vinagre, Laurent Dufour, Xavier Beaudoux, Fabrice Mercier, Sébastien Manoury et Maud Walas. C’est avec ce petit monde que presque tous les samedis je pars au hasard des rues de Paris, à la rencontre de ces moments qui n’ont lieu qu’une seule fois, de ces moments qui sont si rapides que bien souvent ils m’échappent. Il ne faut pas croire que cela est simple, qu’il suffit de shooter au hasard pour espérer attraper une attitude, une expression, un sourire. Non cela est bien plus difficile à faire qu’il n’y parait.

Il faut savoir regarder, deviner, sentir le moment où… En maîtrisant la technique bien sûr !!! Cela va bientôt faire deux ans que presque toutes mes photos sont des Photos de rue, ce qui représente des heures à marcher sur les trottoirs de la capitale, à attendre la belle lumière, le bon moment, le bon personnage. Cela représente aussi tout un travail de sélection, de choix, de traitement, d’archivage et de classement. Mais au bout du compte il y a un plaisir intense à partager avec ses amis et sa famille.

Avec le groupe que nous avons formé et qui s’appelle « Regards Parisiens » nous partageons tous nos essais photographiques via notre site web et les réseaux sociaux. Nous avons eu un écho très positif de nos travaux respectifs et de groupe. Nous avons donc persévéré et de ce travail sont nés des expositions et des livres.

Celui-ci est mon second livre personnel. Tous les personnages qui composent mes photographies sont des inconnus qui ont traversé l’espace d’un instant la focale de mes objectifs. Pourtant, tous ensemble, ils forment la vie de Paris. Qu’ils soient touristes, commerçants, flâneurs, hommes ou femmes, ils sont tous à mes yeux, représentatifs de la vie parisienne telle que je la sens. Leur image, est le reflet de ces instants où nous nous sommes croisés dans cette grande et belle ville qu’est Paris.

En attendant bonne lecture.

Patrick Plazzi

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Petit carnet d’une vie parisienne – par Laurent DUFOUR

Photographe aux multiples facettes, Laurent Dufour nous offre sa vision de Paris, sa vision de tous les jours. Il a choisi de réunir une sélection des photos prises au fil du temps sans idée préconçue, dans les rues de Paris, lors de ses nombreuses billebaudes. Maîtrisant parfaitement la technique il sait s’en défaire et l’oublier pour se concentrer sur son sujet.
L’oeil affûté, ses compositions associées à un traitement noir et blanc font mouche. Au travers de ces photos vous pourrez retrouver ou découvrir l’âme enfantine et enjouée de Laurent Dufour, un photographe généreux que l’on gagne à croiser sur sa route…

Nicolas Guillemant

Tout est parti d’une citation de Raymond DEPARDON : « Ce livre tout le monde peut le faire, il suffit de photographier sa vie ». Bon sang ! Mais c’est une évidence, et durant la première partie de mon existence, je n’y avais jamais songé ! , trouvant mon quotidien citadin insignifiant, triste, gris. Pourtant, pour rien au monde, je ne l’aurais échangé et l’échangerais. Car c’est à Paris que je suis né, voici quarante et un ans. J’y ai vécu mon enfance, mon adolescence, et maintenant ma vie d’adulte. Je suis parisien, issu d’une longue lignée de parisiens, alors forcément, pas la peine pour moi de penser à autre chose. Ma ville, cette ville, c’est Paris, la Seine est mon sang, ce fleuve coule dans mes veines, et le métro, mon sytème nerveux, que ferais-je sans lui ?

Cette constatation me paraissait maintenant inévitable et pourtant pas si simple que cela à réaliser, car comment photographier sa vie, et quelle peut en être la signification ?

Je m’évertue depuis bientôt cinq ans à partir le matin avec un appareil photo en poche ou dans mon sac. Peu importe qu’il soit numérique ou argentique, reflex ou compact. L’important est de l’emmener avec moi, qu’il soit toujours à portée de main pour saisir un instant de cette vie parisienne.

Car c’est toujours dans les moments les plus anodins que le plus improbable se produit.
Mais pas seulement cela, car parfois la contemplation me guette, et je ne la fuis pas, je la fais mienne. Je me mets dans la peau de celui qui découvre. Je déambule dans les rues avec ardeur, à pied, à vélo, en taxi, en métro, en bus, et j’atterris souvent dans des lieux auxquels je ne m’attends pas.

Vous trouverez donc dans ce recueil de photographies, le quotidien d’un homme qui ne traque pas la belle image, mais qui capture le temps, celui qui nous échappe à tous. Etant un fervent admirateur des photographes du courant « humaniste », je vous propose dans ce livre des images de la vie quotidienne à Paris. Celle qui nous file entre les doigts. Ces petits moments, que nous regrettons amèrement quelques années plus tard, une fois qu’ils sont passés et dont nous n’avons pas saisi l’importance au moment même où ils se déroulaient devant nos yeux.

Dans cette optique, tous les moments sont bons à capter. Tout est prétexte à une vie riche en rencontres, en lieux de villégiature. De troquets en bistrots, de cinémas en musées, d’un bus à un autre, d’un marché à un jardin, d’une rue bruyante à un lieu de solitude, où le calme règne, loin de ces grandes artères. C’est cette vie là que je veux vous montrer à travers les photographies ici réunies.

Nul besoin d’aller chercher un soleil lointain. La grisaille parisienne me convient très bien, et le noir et blanc s’y prête à merveille.

Point de violence, point de misère dans mes photographies vous n’en trouverez pas. C’est une autre vision de Paris que je vous propose, certes aseptisée pour certains, mais les journaux télévisés, les grands quotidiens, regorgent de faits divers. Je ne suis pas là pour cela. Je laisse cette tâche à d’autres photographes qui en ont fait leur spécialité.

Je veux vous montrer que la rue est un théâtre de boulevard, animé, désinvolte, dont le metteur en scène serait le photographe. De temps à autre, je m’exerce également à la photographie de portraits de rue, art bien difficile en vérité. Je vous en livre ici quelques clichés, glanés au fil de mes errances parisiennes.

Mais, ce que j’aime particulièrement ce sont les portraits spontanés. Ceux pris sur le vif, car je cherche l’« instant décisif », celui qui réunit à la fois tous les éléments (sujet, lieu, lumière, attitude, émotion) et qui me permettra de tenter d’obtenir la « Bonne» photo.

Comme nombre de photographes, je suis un arpenteur de rue, et je parcours Paris, comme on circulerait au milieu d’un théâtre permanent dont je suis moi-même un des acteurs.

Raymond Depardon, Willy Ronis, Elliott Erwitt, Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson, sont mes guides en matière de photographie noir et blanc.

Que dire d’autre, si ce n’est que j’apprends tous les jours, de ces maîtres de la photographie humaniste. J’essaye de m’imprégner de ce courant de pensée pour vous retranscrire ma vie telle que je la vois au travers du viseur d’un appareil photographique.

Les photographies de ce carnet ont été prises sur une période très courte de 2007 à 2011 et uniquement dans Paris et sa proche banlieue.

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